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Le bois de rose

 
Ce n’est pas avec un rosier que l’on fait le bois de rose mais avec un arbre...

ANIBA rosaeodora de la famille des LAURACEES...

Ce grand arbre de la forêt amazonienne a une histoire qui mérite d’être relatée. Découvert par les botanistes en 1925 dans la région de Juriti Velho (Etats du Para) cet arbre fur nommé " bois de rose " en raison de l’odeur délicatement parfumée de son bois. L’étude de cet arbre révéla qu’il contenait une huile essentielle d’une exceptionnelle richesse en linalol, substance odorante précurseur du parfum de lavande (acétate de linalyle = ester de linalol). Une industrie extractive florissante se développa dans le bassin amazonien pour alimenter l’industrie du parfum de la région de Grasse. L’extraction de l’huile essentielle s’effectue par distillation à la vapeur d’eau des copeaux de bois. Le rendement est excellent puisque 100 kilos de bois produisent un kilo d’huile essentielle contenant de 85 à 92 % de linalol. L’exploitation du Bois de rose s’effectuait à l’époque sans souci de replantation, ce qui obligeait les forestiers à s’enfoncer de plus en plus profondément dans la forêt à la recherche de nouveaux arbres à abattre. Dans les années 1960 la production d’huile essentielle de Bois de rose oscillait entre 300 à 400 tonnes par an, nécessitant l’abattage de 50.000 tonnes de bois. A ce rythme et sans politique de replantation, les réserves naturelles s’épuisèrent rapidement. La synthèse du linalol ayant permis d’abaisser les coûts de cette matière première, le linalol naturel fut progressivement abandonné sauf pour quelques parfums de luxe fidèles à leur formulation originelle. Le plus absurde de l’histoire est que de producteur, le Brésil devint, par épuisement de la ressource et pour des raions de coût de production, importateur de linalol de synthèse.

Le bois de roise est devenu une espèce protégée et une vaste campagne de replantation est entreprise dans le région de Manaus, sous l’impulsion d’ associations d’agrobiologistes et écologistes locaux. Depuis une quinzainbe d’années, sous l’impulsion du gouvernement amazonien et des chercheurs agronomes de l’INPA, la situation est en train de changer. Les cultivateurs se sédentarisant dans le programme d’agroforestry replantent des arbres utiles parmi lkesquels figure le bois de rose. En Guyane, un programme de replantation est également mis en place et les parfumeurs utilisant l’huile essentielle de bois de rose ont mis en place des cultures contrôlées. L’ huile essentielle de bois de rose sauvage ou de culture seon les critères bio est utilisée en aromathérapie où elle est irremplaçable comme tonique et antiseptique doux. Vous comprendrez pourquoi cet arbre extraordinaire est devenu un symbole de la lutte contre la déforestation sauvage et un exemple de la replantation rationnelle du patrimoine végétal de l’Amazonie.

 
 
Publié le vendredi 9 mars 2007
Mis à jour le mercredi 4 avril 2007

 
 
 
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